Centre de la depression
Traitement par Stimulation Magnétique
Et si votre cerveau avait la solution … 

Dépression. Nouvelle approche avec la stimulation magnétique

(Source Paris Match)

Paris Match. Comment ne pas confondre tristesse et dépression ?
Dr Alain Meunier. La majorité des erreurs résulte d’une confusion entre une souffrance morale, due à un événement douloureux, et une dépression. Les malades atteints de dépression, pathologie cérébrale, éprouvent une souffrance sourde, profonde, leur ôtant tout plaisir ou désir et leurs ­capacités de jugement, de concentration… Ceux envahis par la tristesse ressentent une souffrance aiguë, mais conservent leurs capacités de réaction.
 

Y a-t-il différentes formes de dépression ?
Dix pour cent de la population ont ou auront un jour une dépression. Il en existe deux formes. La plus fréquente, appelée “unipolaire”, se traduit par des épisodes récurrents avec ou sans cause. Dans la forme bipolaire, le “thermostat” déréglé de l’humeur entraîne des épisodes dépressifs aigus suivis de périodes d’exaltation extrême.

Dans ces deux formes, quelle est l’origine du ­dysfonctionnement cérébral ?
Dans les dépressions bipolaires, l’origine est génétique : 90 % des patients ont un antécédent ­familial. En ce qui concerne les unipolaires, il peut exister différentes causes, tels un dérèglement ­hormonal ou un traumatisme récent important…

Sans traitement, quels sont les risques ?
Les dépressions unipolaires ont des répercussions sur la vie sociale, professionnelle, familiale. Dans les bipolaires, les risques sans traitement sont énormes. Les épisodes se répètent et s’aggravent. Avant les thérapies actuelles, la maladie conduisait à des hospitalisations et des suicides.

Quelles sont les prises en charge classiques ?
Après le diagnostic d’une dépression, on en recherche tout d’abord la cause pour la traiter. En association, on prescrit très souvent des anti-­dépresseurs. Ce protocole permet d’obtenir en moyenne 60 % de guérisons. Les épisodes d’exaltation sont traités avec des neuroleptiques et les ­périodes dépressives avec des antidépresseurs. Pour éviter les rechutes, on prescrit des thymorégulateurs. Mais on stabilise le malade sans le guérir.

Les antidépresseurs ne sont pas sans effets ­secondaires…
Certes, le premier risque est d’induire chez les dépressifs unipolaire, un “virage maniaque” où ils passent à la forme bipolaire. Le second est un ­ralentissement des fonctions cognitives : ces médicaments agissent sur l’ensemble du cerveau, ­pouvant dans certains cas entraîner des effets ­délétères sur la mémoire, la concentration…

Dans votre livre, vous abordez une approche innovante : la stimulation magnétique transcrânienne (SMT). Quelle est son action ?
Cette technique récente est aujourd’hui réalisable grâce aux avancées de l’IRM fonctionnelle qui permet de visualiser l’activité anormale de l’aire cérébrale concernée par la dépression. Jusqu’à ­récemment, on attribuait une dépression à une ­perturbation biochimique alors qu’il s’agit d’une maladie organique. Les neurones concernés sont devenus hyper ou hypo-actifs. De cette découverte est née l’idée que l’on pouvait traiter directement le tissu cérébral, sans altérer son intégrité. Le principe consiste à délivrer des ondes électromagnétiques dans le but de modifier l’activité d’une zone du ­cerveau pour normaliser son fonctionnement.

Comment se déroule une séance ?
Le patient, installé dans un fauteuil, a la tête immobilisée dans une sorte de coussin. L’opérateur place sur la partie gauche du crâne un boîtier en plastique émetteur d’ondes magnétiques relié par un bras articulé à une console électronique, activée par le praticien. La séance, de vingt à trente minutes, indolore, n’entraîne aucune perturbation.

Quels résultats obtient-on avec cette technique ?
De grandes études internationales (réalisées sur des patients résistants aux antidépresseurs) ont démontré l’efficacité de la méthode dans 30 à 50 % des cas, et sans les effets secondaires des médicaments. Grand avantage : on agit sur le dysfonctionnement d’une seule aire cérébrale et non sur l’ensemble du cerveau. Cette technique s’adresse particulièrement aux malades résistants aux antidépresseurs, pour les deux formes, et lorsque les effets secondaires des médicaments sont trop importants.

Où peut-on se faire traiter avec cette stimulation ?
Une trentaine de services hospitaliers psychiatriques utilisent aujourd’hui cette technique, ainsi que certains centres privés.

* Fondateur de SOS Dépression, le Centre de la ­dépression, tél. : 0892 70 12 38. « Etre mieux quand on va mal », avec Boris Guimpel, éd. Michel Lafon.

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'Dépression. Nouvelle approche avec la stimulation magnétique' have 2 comments

  1. 27 janvier 2021 @ 8 h 48 min

    Je suis soignée par As et anxiolytique depuis 3 ans. Je suis une psychothérapie mais je suis toujours dépressive suite à un choc post traumatique ( violences conjugales) .
    J’ai toujours peur de mon ex mari qui rôde
    Je voudrais m’en sortir, mais je suis toujours fatiguée, rien ne m’intéresse alors que j’étais une personne active et curieuse.
    Pensez vous que le stimulation trans crânienne puisse m’aider.
    Un point important : ma famille( frère et nieces) ne comprennent pas mon état. Il pense que maintenant que je suis séparée de mon ex mari, je n’ai plus qu’à aller mieux. Je n’y arrive pas. J’ai 64ans, sans enfant.
    Je lutté tous les jours et je suis épuisée, mon médecin traitant quand je lui dit que j’ai ‘impression de ne pas avancer, que j’ai peur de replonger, me dit :non, vous êtes sous As et anxiolytique. Ok mais pas d’amélioration
    Je désespère..
    Merci de vos conseils

    • 19 mai 2021 @ 14 h 49 min

      Bonjour,

      Tout d’abord sachez qu’après ce que vous semblez avoir vécu, il est normal d’en sortir avec des séquelles. Les traumatismes laissent des traces importantes dans notre psyché et dans nos comportements. Une thérapie adaptée à la prise en charge des traumatismes est l’EMDR.

      Concernant la stimulation magnétique, il est fort probable que cela puisse soulager les symptômes liées aux troubles de l’humeur : asthénie, tristesse, perte de l’envie et du plaisir mais également ceux liées à l’anxiété et les troubles du sommeil néanmoins le travail sur la cause permettra de vous sortir durablement de cette souffrance.

      En espérant vous avoir aiguillée, nous restons à votre disposition par mail ou téléphone.

      Bien cordialement,
      L’équipe du centre

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