Centre de la depression
Et si votre cerveau avait la solution…

Hypnose et douleurs

images (4)

Dans la prise en charge de la douleur, l’hypnothérapie a pour but d’aider la personne à gérer la douleur et les différentes émotions négatives qui sont liées à celle-ci. Cette pratique constitue un véritable levier favorisant la parole et la levée des émotions. Cela  permet alors d’être au plus près de la réalité subjective de la personne.

L’hypnose est basée sur des principes de communication qui sont propres au patient. En réutilisant ses métaphores, ses croyances et en mettant en évidence ce qui favorise l’apparition du symptôme, cette pratique permet de trouver ses propres solutions aux conflits, ses propres ressources internes qui sont mobilisées dans cet état particulier de conscience modifiée.

La méthode est non-directive et met la personne en position d’acteur de sa prise en charge. Cette technique thérapeutique est un processus qui nécessite parfois un apprentissage, une prise en compte du rythme de la personne et de son évolution.

Le patient qui se saisit de l’outil, se sent renforcé car il a apprit que se trouvait en lui- même des moyens de faire face, et de mieux se comprendre, tout en respectant ses limites.

 

 

images (3)L’hypnothérapie se situe donc dans le courant des thérapies « corps-esprit ». Partant du constat que toute douleur peut être ressentie comme moins intense et moins désagréable lorsque l’attention du sujet est focalisée sur autre chose, c’est sur le même principe que se base l’action de l’hypnose. D’ailleurs, ce sont les mêmes zones cérébrales qui sont activées.

Nous savons d’un point de vue physiologique, que la douleur est comme toute stimulation sensorielle : soumise aux influences de l’attention, de l’anticipation, de l’imagerie mentale et des conditionnements extérieurs.

Ainsi, les zones fronto-cingulaires activées par les antalgiques comme la morphine sont les mêmes que celles sollicitées par les techniques non-médicamenteuses comme l’hypnose.

Les suggestions hypnotiques visent à réduire le caractère désagréable de la douleur et cela sans effets secondaires, contrairement à l’usage de certaines molécules. Ainsi, dans l’analgésie hypnotique, seuls les systèmes de contrôle conducteurs de douleur sont mobilisés. L’état de dissociation et de détente permet d’ancrer des suggestions positives à la fois de façon consciente et inconsciente.

 

 

La douleur chronique renvoie à l’hypnose en ce sens qu’elle enferme la personne dans une sorte d’auto-hypnose imagesnégative concentrée sur sa douleur. Yves Halfon parlera de « douleurs/captation » et de « douleur : enfermement » pour désigner son action sur les processus conscients et inconscients chez la personne.

Pour Delboeuf, « …la douleur serait hypnotisante, dans la mesure où elle porterait l’attention à se retirer du monde extérieur vers l’intérieur du corps propre. » C’est donc grâce à la charge émotionnelle et à cette focalisation de l’attention sur cette partie douloureuse, alors dissociée que la transe hypnotique va pouvoir plus facilement œuvrer.

C’est une forme de communication qui peut s’employer à tout moment avec le patient. Ayant de prime abord, une visée antalgique, la méthode hypnotique soulève des questionnements et a un impact évident sur la vie future des personnes en leur donnant un outil pour aborder l’existence et ses alléas, de façon plus positive.